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Le commerce en ligne devrait doubler d’ici à 2020 en Suisse

Credit Suisse prévoit que 11% du chiffre d’affaires des détaillants sera fait sur Internet d’ici à 5 ans. L’e-commerce reste en retard en Suisse…

Les Suisses achètent toujours davantage sur Internet. C’est ce qui ressort d’une étude de Credit Suisse sur les perspectives du commerce de détail – septième édition – publiée et présentée à la presse mercredi à Genève. En 2013, les détaillants suisses ont ainsi réalisé 4,7% de leurs recettes en ligne, soit 4,6 milliards de francs ou l’équivalent du chiffre d’affaires de 90 mégastores Coop. Contre 4,4% en 2012 et 4% en 2011. Selon Maxime Botteron, économiste auprès de Credit Suisse, la part du chiffre d’affaires réalisé sur Internet devrait même doubler d’ici à 2020 pour atteindre 11% du montant total.

L’importance de l’e-commerce varie toutefois selon les secteurs, précise l’auteur de l’étude. Dans le domaine de l’électronique grand public, c’est ainsi 38% du chiffre d’affaires des détaillants qui devrait être réalisé sur Internet d’ici à 2020. Contre 26% aujourd’hui. Dans le domaine de l’habillement, la part des ventes en ligne devrait passer de 14% actuellement à 27% dans cinq ans. Quant au secteur des produits alimentaires, toujours à la traîne, il devrait réaliser 3,5% de son chiffre d’affaires sur Internet à la fin de la décennie contre 1,6% à l’heure actuelle.

Pour expliquer cette différence entre les secteurs, Maxime Botteron rappelle qu’il est « plus facile de constater sur son écran la qualité d’un appareil photo que celle d’une tomate ». Une comparaison difficile qui expliquerait pourquoi, en 2013, le montant généré en ligne par le segment alimentaire en Suisse s’établissait à seulement 700 millions de francs. Soit au chiffre d’affaires de dix centres Migros MMM.

Quoi qu’il en soit, l’e-commerce reste faiblement représenté en Suisse, observe l’auteur de l’étude. Comme en France ou en Suède. La pénétration du commerce en ligne est ainsi inférieure à celle qui prévaut en Allemagne ou en Norvège, où environ 6,5% du chiffre d’affaires des détaillants est réalisé directement sur Internet. Surtout, il demeure très loin des 13% enregistrés l’année dernière en Grande-Bretagne.

Le potentiel de croissance pour les détaillants en Suisse reste donc important. Pour preuve: l’e-commerce a connu une croissance moyenne de 6,6% entre 2009 et 2013, contre seulement 1% pour le commerce de détail dans son ensemble. Si la croissance devrait donc se poursuivre, elle atteindra ensuite un seuil de saturation, avertit toutefois Maxime Botteron.

Le commerce de détail, d’ailleurs, a connu une année 2014 «mitigée» avec des chiffres d’affaires nominaux qui ont progressé de 0,4%.

A ce titre, les économistes de Credit Suisse anticipent au mieux «une timide embellie» pour cette année avec une croissance qui devrait atteindre 0,7%. En cause: un climat de consommation qui demeure difficile, avec notamment le regain de crise en zone euro, les tensions géopolitiques qui pèsent sur le moral des consommateurs et une immigration qui devrait rester faible en 2015. « Or, dans un marché du commerce de détail qui est déjà passablement saturé en Suisse, la démographie, et donc l’immigration, représente le seul facteur de croissance », souligne Maxime Botteron.

Crise et tensions géopolitiques ne devraient toutefois pas empêcher les Suisses de se rendre à l’étranger pour faire leurs courses. Selon Credit Suisse, le tourisme d’achat devrait ainsi rester à son niveau actuel.

Les fortes hausses observées en 2010 et en 2011, lorsque le «franc fort» était facteur de motivation pour aller faire ses courses en Allemagne ou en France, font donc partie de l’histoire ancienne. « Aujourd’hui le taux de change s’est stabilisé, explique Maxime Botteron. Surtout, avec une inflation positive chez nos voisins et une inflation négative en Suisse, l’écart des prix s’est à nouveau réduit en 2014

Auteur : Le Temps

Date de publication : 08/01/2015

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