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La Suisse, nouvel eldorado du stockage de données virtuelles

Grâce à un cadre législatif séducteur, le secteur du stockage des données virtuelles est en plein essor en Suisse, certaines firmes affichant une croissance impressionnante…

… Le stockage de données est en plein essor en Suisse et la demande dans le secteur de la protection des données ne cesse de s'agrandir.
Stimulée par les révélations d'Edward Snowden, par la protection de la sphère privée inscrite dans la Constitution suisse et par la neutralité helvétique, la croissance des entreprises de stockage virtuel atteint des niveaux record, selon un article de « 
USA today » paru samedi.

Jusqu'à 140% de croissance

« Nous avions 15'000 nouveaux clients par mois avant l'affaire Snowden. Depuis, nous affichons une croissance de 140% » affirme la compagnie suisse Wuala, qui fournit des espaces de stockage dans des "coffres-forts virtuels". Idem chez Artmotion, qui souligne que « depuis les premières révélations, nos revenus ont augmenté de 45% ».

La demande est telle que la compagnie SafeHost construit actuellement à Gland (VD) le plus grand centre suisse de stockage de données, qui s'étalera sur quelque 14 000 m2.

Des services variés, à différents prix  
Les entreprises qui sont actives dans le domaine de la protection des données proposent différents services qui visent des clientèles variées.  A partir d'une poignée de dollars par mois, un particulier peut stocker une petite quantité de données sur un serveur protégé.      
A l'autre extrême, une entreprise qui souhaite crypter et stocker des données sensibles et lourdes peut dépenser des milliers de dollars par mois. La compagnie Swiss Fort Knox propose même des serveurs à l'abri d'une attaque nucléaire: ceux-ci sont installés dans d'anciens bunkers de l'armée construits dans la roche d'une montagne.

 Un cadre législatif séducteur 
La législation suisse, qui garantit une grande protection des données privées, séduit les acteurs étrangers du secteur. Ceux-ci n'hésitent plus à se déplacer sur sol helvétique. 
C'est le cas notamment de la société de messagerie cryptée ProtonMail, qui a fait ce choix en comparant sa situation aux Etats-Unis. Les autorités américaines peuvent en effet, grâce au Patriot Act, accéder à n'importe quelles données si elles sont liées à une prétendue "menace terroriste". En Suisse, il faut qu'un juge émette une ordonnance pour pouvoir accéder à des données virtuelles privées. 
De plus, la Suisse n'étant pas membre de l'Union européenne, elle n'est pas liée à des accords qui la forceraient à partager des données avec des pays tiers.

Auteur : RTS Info

Date de publication : 14/07/2014

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