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L'éclipse de la France ne doit pas nous réjouir

Rarement la France aura paru si faible qu’en ce printemps 2014…

… Sa classe politique renvoie une image de décrépitude, entre soupçons de corruption, mensonges avérés, outrances langagières et postures racoleuses. Sur le plan économique, on retient une croissance quasi nulle, une balance commerciale chroniquement déficitaire, un chômage au plus haut et des comptes de la nation dans le rouge depuis 1974. Même ce que les Français chérissent laisse songeur. Le fameux « modèle social » tolère 25 % de chômage chez les jeunes et des banlieues dévastées. L’égalitarisme forcené de l’Education nationale produit nombre de bacheliers sachant à peine lire.

Si nos voisins constatent aussi les symptômes de la maladie, ils ont grand peine à la désigner par son nom. Celui-ci, pourtant, saute aux yeux.

Nombre de Français, au premier rang desquels leurs représentants politiques, mettent l’Etat au-dessus de tout. Comme si celui-ci avait des solutions à chaque problème, comme s’il pouvait augmenter seul et de façon durable les moyens que, seul encore, il serait en mesure de distribuer de façon rationnelle et équitable.

Il n’en résulte pas seulement une administration boursouflée, mais aussi une méfiance atavique à l’égard de la société civile et de l’initiative privée. Quand on s’en remet par principe à l’idole étatique, on est amené à favoriser les rentes de situation plutôt qu’à encourager l’innovation et les initiatives privées.

Les produits du travail et du capital sont captés par le fisc pour être transformés en salaires de fonctionnaires ou en missions publiques, ce qui affaiblit l’économie et ses capacités de redistribution. Le redressement productif, en effet, ne se décrète pas. Il naît d’en bas, par l’effort et le courage des investisseurs privés, des entrepreneurs, des salariés et des indépendants. Mais à force de décourager les bonnes volontés, on fait naître un système aux antipodes de celui que l’on cherchait à mettre en place: l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Cette mauvaise situation de la France vient, par effet miroir, souligner nos succès. Elle réjouit certains de nos compatriotes, provincialisme peu conscient de l’avantage que procure un voisinage « bien dans sa tête » plutôt qu’en perpétuelle délitescence. Car la Suisse a toujours eu intérêt que la France se porte le mieux possible.

Et puis, qu’elle nous navre ou qu’elle nous irrite, la France reste un pays merveilleux. Nous admirons son histoire séculaire, sa littérature inépuisable, son patrimoine architectural flamboyant, son art de vivre à faire rêver; et aussi le dynamisme de ses entreprises, les prouesses de ses ingénieurs, son talent commercial plein de sève.

Vraiment, nous devons souhaiter que la France se redresse enfin. Avec une notable exception, bien entendu, s’agissant de son équipe nationale de football !

Auteur : Christophe Reymond, 24 heures

Date de publication : 10/06/2014

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