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La Suisse perd du terrain en matière de recherche et développement

Les investissements en matière de recherche et développement en Suisse sont menacés, selon une étude de l'Université de Saint-Gall…

Quel est le niveau d’attractivité de la Suisse pour les dépenses de recherche et développement (R&D) ? La position enviable du pays en comparaison internationale est-elle en train de se dégrader ? C’est à ces questions que répond une étude de l’Université de Saint-Gall.

La Suisse occupe la tête ou la troisième place des deux principaux classements des pays les plus innovants. En nombre de brevets déposés par million d’habitants (958 contre 224 aux Etats-Unis), elle surclasse tout le monde. Quant à la part des dépenses de R&D au produit intérieur brut, elle atteint 2,9%, soit le même niveau qu’aux Etats-Unis, devant Singapour (2,1%) et l’Union européenne (2%).

En Suisse, la R&D repose principalement sur le secteur privé et sur les multinationales qui fournissent 70% de ce budget. Du côté des dépenses publiques, la Confédération offre nettement moins de soutien que les Etats-Unis ou l’Union européenne (UE), soit 0,7% du PIB, contre 1,2% outre-Atlantique et 0,9% dans l’UE.

Swissholdings, l’organisation de défense des multinationales installées en Suisse, se montre plus pessimiste que les auteurs de l'étude sur l’évolution de la situation des conditions-cadres pour les investissements en R&D.

Des mesures de consolidation sont proposées, notamment fiscales et liées aux conditions d’engagement de main-d’œuvre qualifiée. « La mise en œuvre de la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE II) dans une version large de déduction fiscale des dépenses de R&D est indispensable », souligne Christian Stiefel, directeur de Swissholdings.

L’autre critère jugé important est le maintien, menacé par la mise en œuvre de l’initiative de l’UDC sur l’immigration de masse, d’un accès sans entraves à de la main-d’œuvre qualifiée provenant de l’étranger.

Les conclusions de l’étude de l’Université de Saint-Gall, conduite par Oliver Gassmann, professeur dans le domaine de la gestion de l’innovation, basées sur les résultats d’une vingtaine d’entretiens et d’une cinquantaine de réponses de sociétés multinationales, soulignent aussi la première importance de l’accès à de la main-d’œuvre très qualifiée.

« La Suisse perd du terrain face à des sites concurrents. Ses principaux atouts traditionnels, à savoir la sécurité juridique, l’accès à la main-d’œuvre et la fiscalité, sont sous forte pression », relève Christian Stiefel.

Attirer des investissements de R&D d’entreprises étrangères reste un enjeu important. Oliver Gassmann cite un sondage d’EY auprès de 808 entreprises étrangères qui montre que la majorité d’entre elles envisagent de consacrer une grande part de leurs dépenses d’investissement à l’étranger à la R&D. En moyenne, 45% du budget sera consacré à la R&D, contre 15% à la production et 12% à la commercialisation.

Deux des trois principaux avantages cités pour l’implantation de la R&D en Suisse, à savoir l’accès à la main-d’œuvre qualifiée et les avantages fiscaux sont en chantier avec des projets de modification de loi. Celui de la proximité des universités, cité en deuxième position, n’est pas remis en question, du moins pas tant que le programme européen Horizon 2020 peut se poursuivre et nourrir le réseau de contacts avec, notamment, l’EPFL et l’EPFZ.

L’étude d’Oliver Gassmann montre, sur la base des enquêtes réalisées, que la Suisse dispose d’un potentiel d’amélioration, hors des domaines fiscaux et d’accès à la main-d’œuvre déjà cités, dans l’amélioration de la formation ou un plus grand soutien, par la Confédération, des activités de R&D.

Auteur : Le Temps

Date de publication : 21/01/2016

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