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Suisse : des villes de plus en plus intelligentes

Les technologies de l’information commencent à bouleverser la gestion des villes. Elles permettent d’optimiser l’ensemble des services urbains: énergie, trafic, éclairage public, collecte des déchets, surveillance des points chauds. Alors que les communes suisses s’engagent timidement dans ce qu’on appelle les «smart cities», plusieurs entreprises helvétiques se positionnent dans cette activité promise à un avenir radieux…

… Bilan en a sélectionné trois.

Des parkings intelligents        
Après Lugano pour le Tessin, Lausanne jouera un rôle pionnier pour la Suisse romande. Dès le mois d’août prochain, elle testera la technologie mise au point par Tinynode pour permettre aux automobilistes de trouver plus facilement une place de parc en plein air. 
Installée dans le chef-lieu du canton de Vaud, cette start-up développe et commercialise un système de détection sans fil qui repère les cases disponibles pour garer son véhicule grâce à un capteur placé sur ou sous le bitume et relié à un émetteur relais. Un procédé plus ou moins similaire à celui en fonction dans les parkings couverts.        
«De nombreuses études montrent qu’un conducteur passe en ville environ un tiers de son temps à rechercher une place de parc. Couplé à un smartphone, à un GPS ou à des panneaux d’affichage des parkings à l’entrée des villes, notre système conduit l’automobiliste à une case vide. Il permet d’éviter un gaspillage de temps et de réduire la consommation de ressources», explique Pierre Castella, cofondateur et CEO de Tinynode. D’ici à la fin de cette année, Genève pourrait également tester cette technologie.      
Cette société équipe déjà la partie réservée aux camions d’une cinquantaine d’aires autoroutières en France. Les indications relatives aux places disponibles sont transmises à des panneaux indicateurs situés le long des autoroutes. Fondée en 2012, Tinynode occupe actuellement cinq collaborateurs. Elle vise une croissance d’au moins 50% par an entre 2014 et 2016.

Gérer la ville à distance          
Le fort potentiel de développement de Paradox Engineering n’a pas échappé à la sagacité des Japonais. Au début de cette année, le groupe nippon Minebea a pris une participation de 34,7% dans cette société domiciliée à Novazzano, près de Chiasso au Tessin. L’objectif est d’en faire le pilier central de ses activités dans le domaine des «smart cities» au niveau mondial.
Paradox Engineering développe une technologie qui doit permettre aux villes de gérer à distance et simultanément, via une seule et unique infra-structure informatique, les réseaux d’eau, d’électricité et de gaz, la collecte des déchets, les caméras de surveillance, l’éclairage public et le trafic, voire tout autre service urbain.          
Relié à un système de communication sans fil, un petit boîtier est installé dans les équipements tels que des lampes à led. Il récupère l’ensemble des données et les transmet aux services communaux. «Notre technologie vise à simplifier la gestion des prestations offertes par une commune et à réduire la consommation d’énergie. Avec notre système, l’éclairage public devient le nœud central où transite toute la gestion d’une ville», explique Gianni Minetti, fondateur et CEO de Paradox Engineering.
Cette société est déjà active en Malaisie, en Chine, à Singapour et aux Etats-Unis. L’an dernier, elle a été choisie par un consortium d’entreprises pour s’occuper de l’équipement du nouvel éclairage public d’une partie des quais de la Seine à Paris. Fondée en 2005, Paradox Engineering occupe une trentaine de collaborateurs. En moins de dix ans, son chiffre d’affaires s’est envolé de cinq à quelque vingt millions de francs.

Les déchets    
Les technologies de l’information pénètrent également le domaine de la collecte et de la gestion des déchets. A Aclens, dans les environs de Lausanne, EcoWaste conçoit et commercialise un système qui permet à la fois de rationaliser et de gérer à distance cette activité à la charge de la collectivité publique.
Parmi ses différentes activités, cette société vaudoise équipe les conteneurs d’un système de pesée des sacs à ordures, de contrôle d’accès et de gestion de remplissage. La commune délivre à chaque ménage une carte magnétique permettant l’ouverture de la trappe. Une fois refermée, celle-ci indique le poids du sac déposé sur un petit écran.  
Relié à un réseau sans fil, le système permet d’un côté à l’administration communale de facturer ses taxes en ligne et de l’autre à chaque habitant d’accéder à son compte via internet. De surcroît, l’entreprise chargée d’éliminer les déchets peut consulter les niveaux de remplissage des conteneurs.
Cet équipement est, entre autres, destiné aux communes qui ont choisi d’opter pour la taxe au poids. «Cette dernière est probablement la solution la plus efficace au niveau écologique car elle incite les consommateurs à un tri le plus pointu possible», souligne Jean-Luc Schlaeppi, fondateur et directeur d’EcoWaste. Actuellement, 45 communes helvétiques et 32 en Europe ont choisi un système de gestion proposé par EcoWaste.       
Cette société compte développer un réseau européen de vente dans les cinq prochaines années. Créée en 2003, elle emploie 25 collaborateurs et a réalisé, l’an dernier, un chiffre d’affaires de 5  millions de francs.

Auteur : Jean-Philippe Buchs, Bilan

Date de publication : 16/06/2014

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