Evénements

  • Conférence du 22 novembre à Lyon

    « Stratégie d'entreprise : l'innovation participative »

    Lire la suite...

  • Assemblée générale du 7 novembre 2016 à Paris

    Assemblée générale statutaire de la CCSF

    Lire la suite...

Actualités France Suisse

Energie : les entreprises suisses s’inquiètent pour leur compétitivité

Plus de 100 entreprises de toute la Suisse ont publié une lettre ouverte faisant part de leur inquiétude pour la compétitivité de notre pays face à la stratégie énergétique 2050

D’ABB à Siemens en passant par Bobst, Pfister ou Lonza, elles demandent au Conseil des Etats, qui discute cette semaine du dossier, de tenir compte de la situation actuelle. En particulier du franc fort. Leur principale requête : que l’on renonce à augmenter les taxes et subventions et qu’on limite dans le temps celles qui existent.

Contrairement à ce que l’on a pu entendre ou lire, cet appel ne remet pas en cause la volonté de sortir du nucléaire. Ce type de production d’électricité n’a plus l’indispensable soutien politique et populaire qui permettrait de lui envisager un avenir à moyen terme. A cela s’ajoute que l’atome n’est de toute manière plus rentable dans le contexte énergétique d’aujourd’hui. Les entreprises ont tourné la page, comme les sociétés électriques…

Reste à sortir intelligemment du nucléaire ! Nous devons tenir compte des expériences menées ailleurs, par exemple en Allemagne où les émissions de CO2 ont explosé… alors que le renouvelable se développe rapidement grâce au « tout subvention ». Et nous devons aussi prendre en compte la situation économique.

Les entrepreneurs – issus de tous les secteurs d’activités - qui ont signé la lettre ouverte appuient leur requête sur leur expérience quotidienne. Entre 2008 et aujourd’hui, le franc s’est raffermi de plus de 35% par rapport à l’euro, dont un renchérissement de de 10 à 15% en janvier dernier suite à la suppression du cours plancher de notre devise face à la monnaie européenne. La concurrence internationale s’accroît.

Des emplois en jeu

Ajouter aujourd’hui des taxes supplémentaires (augmentation de la RPC) n’est pas soutenable. Le durcissement de la conjoncture entraîne déjà de nombreuses suppressions d’emplois. Toutes ne sont pas forcément médiatisées car elles interviennent chez les sous-traitants, essentiellement des PME moins connues du public. L’adaptation de l’économie suisse au franc fort n’étant de loin pas achevée, dire aux entreprises que les conditions-cadres vont également se dégrader sur le front des charges en énergie irait à l’encontre du bon sens.

Les nouvelles énergies renouvelables n’ont plus besoin de subventions massives. Les coûts de production du photovoltaïque et de l’éolien vont continuer à baisser, comme ils le font de manière constante depuis des années. Le Centre de l’énergie de l’EPFL le soulignait pas plus tard que la semaine dernière en dévoilant un modèle énergétique qui montre que, quelle que soit l’option retenue (fossile, renouvelable ou nucléaire), la transition énergétique coûtera pratiquement le même montant.

La Stratégie énergétique doit veiller à ce que le renouvelable soit rapidement viable sans aide de l’Etat. Prévoir une hausse de la RPC et une politique de subventionnement déployant des effets jusqu’en 2045 (comme envisagé dans le second paquet de la Stratégie énergétique) ne ferait que perpétuer les erreurs commises jusqu’ici. Le Conseil des Etats, puis à nouveau le Conseil National, peuvent d'ores et déjà rectifier le tir en limitant les aides dans durée. La Suisse doit innover et montrer l’exemple en matière de transition énergétique !

Auteur : Claudine Amstein, Directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI)

Date de publication : 23/09/2015

Partager...

Submit to Google BookmarksSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Nos partenaires

Novartis


Rolex


Crédit Suisse


Swiss Re