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Les entreprises suisses utilisent l’intérim comme un levier contre le franc fort

Afin de gagner en efficacité et en flexibilité, beaucoup de sociétés suisses ont décidé de procéder à un gel du recrutement, préférant le recours à l’intérim…

La décision inattendue de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner le taux plancher a causé des remous dans la vie économique suisse. Face à cette incertitude, les réactions de la part des entreprises ne se sont pas fait attendre. Afin de gagner en efficacité et en flexibilité, beaucoup d’entre elles ont décidé de procéder à un gel du recrutement, préférant le recours à l’intérim et aux contrats de travail temporaire à des engagements fixes. Notre index observe en fait une forte augmentation de ce type de contrats depuis le début de l’année 2014. En un an, l’augmentation a atteint près de 30%. La décision de la BNS du 15 janvier 2015 ne fait donc que renforcer cette tendance.

Les entreprises font ce choix principalement pour trois raisons. Premièrement, l’intérim et le travail temporaire offrent une plus grande flexibilité. Elle permet de maintenir la dynamique des activités entrepreneuriales dans un contexte volatil. La maîtrise des coûts représente le second atout d’une telle politique de recrutement. L’intérim n’engendre pas les frais généraux permanents associés à des emplois fixes. Dans un contexte de grandes fluctuations où la production suisse est devenue plus coûteuse en peu de temps, l’argument est de taille. Troisièmement, miser sur un groupe d’experts engagés temporairement permet aux employeurs de réduire les risques liés à la gestion temporaire et budgétaire de projets majeurs.

Un spécialiste recruté dans le cadre d’un projet ponctuel, tel que le lancement d’un nouveau produit, aura l’expérience nécessaire pour le gérer en termes de délais et de coûts car il aura été engagé à plusieurs reprises auparavant, pour le même type de ­projet et dans des entreprises diverses.

Un exemple récent montre qu’au-delà des points cités l’intérim donne la possibilité aux entreprises d’acquérir une expertise qui serait autrement inaccessible. Suite au départ des quartiers généraux de grandes multinationales dans le domaine de la santé, telles que Merck Serono, certains anciens employés, ayant acquis à l’interne une expertise considérable et souhaitant rester vivre en Suisse romande, ont pu mettre à disposition leur savoir-faire dans l’industrie à travers des contrats temporaires auprès de plusieurs clients.

L’intérim minimise les complications et les coûts associés à l’achèvement d’un projet. L’employeur ainsi que l’employé ont aussi la possibilité de se «tester» mutuellement durant une période limitée afin de déterminer si une collaboration à long terme leur conviendrait. Nombreux sont les employés qui, suite à un contrat temporaire, passent à un contrat à durée indéterminée.

Le travail temporaire n’offre pas que des avantages aux employeurs. L’intérim élargit les réseaux professionnels et permet aux employés de développer leurs compétences et d’accumuler des expériences à travers une gamme de différentes entreprises et industries. Les personnes en intérim ont la possibilité de protéger leurs compétences et leur employabilité dans des périodes économiquement difficiles, car, durant ces phases, la plupart des postes ­vacants sont des contrats à durée déterminée. Enfin, plus d’un quart des employés en intérim trouvent un emploi permanent à la suite d’engagements temporaires ­fructueux.

Au niveau international, la Suisse a intérêt à renforcer ses effectifs de placements à l’intérim. Elle est en concurrence avec des pays tels que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, nations qui ont déjà ancré le recours au travail temporaire dans leur culture.

Renforcer, et promouvoir, sa main-d’œuvre intérimaire constituera pour la Suisse un véritable moteur dans cette course à l’international, en particulier suite à la récente décision de la BNS.

Les entreprises suisses doivent se rendre compte des avantages de l’intérim, pour ensuite en promouvoir l’utilisation au niveau national, ainsi que dans les entités de promotions actives à l’étranger. A long terme, cela permettra à ce pays au centre de l’Europe d’attirer ou de garder plus facilement des quartiers généraux sur son sol, en remédiant au manque de flexibilité de sa main-d’œuvre, souvent perçu comme un obstacle.

Auteur : Le Temps

Date de publication : 13/02/2015

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