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Economie suisse : comment continuer à mener la course en tête ?

La Suisse a décroché une nouvelle fois le premier rang au classement des pays les plus compétitifs au monde établi par le World Economic Forum (WEF) à Genève…

… Notre pays surpasse une nouvelle fois Singapour, les Etats-Unis et l'Allemagne. Cela prouve la bonne résistance de notre économie et le succès de notre modèle basé sur l'ouverture et la flexibilité. Mais attention à ne pas verser dans l'euphorie : ce genre de classement ne dit en effet pas tout.

Si l'on compare la Suisse à des régions de même taille en Europe, « l'exception suisse » n'est en réalité pas si extraordinaire que cela. Avec une population active légèrement supérieure à la nôtre, le Bade-Wurtemberg affiche un taux de chômage (3,1% en 2014) pratiquement au même niveau que celui de la Suisse (3,2% en moyenne annuelle l'an dernier). L'Autriche a de son côté un taux de chômage qui tourne autour des 5% seulement, juste au-dessus de celui de l'Allemagne. Avec des taux dans les 7 à 8%, la Lombardie et la Vénétie sont nettement au-dessous des 11% de chômage que subit la zone euro. Ces économies régionales sont extrêmement dynamiques, aussi dynamiques que la nôtre.

Restons attentifs aux signaux d'alerte

Les statistiques ne disent bien sûr pas tout, mais ne vouloir voir que le bon côté des chiffres, comme le classement du WEF, pourrait rapidement nous faire tomber de notre piédestal. En publiant son Global Competitiveness report, la semaine dernière, le Forum économique mondial a d'ailleurs pointé du doigt les possibles conséquences négatives de l'acceptation par la Suisse de l'initiative « contre l'immigration de masse ».

Le risque : que notre pays n'arrive plus à attirer (ou ne puisse plus les attirer, en raison de la réintroduction des contingents de salariés européens) les talents dont son économie a besoin. N'oublions pas qu'en étant à la pointe dans de nombreux secteurs, le personnel qualifié n'est souvent pas suffisamment nombreux dans notre région. Par exemple dans la logistique, la recherche ou l'ingénierie. Des régions plus ouvertes et tout autant dynamiques pourraient vite nous concurrencer…

Oui la Suisse a été un îlot de prospérité et de compétitivité, l'an passé et l'année d'avant. Nous avons traversé la crise de 2008-09 sans grande casse. Mais cela n'a pas toujours été le cas : avant l'appel d'air créée par les Bilatérales au début des années 2000, la Suisse était à la traîne. La croissance restait scotchée autour des 1%, au mieux (nous avons eu 2% et plus par la suite). Au milieu des années 1990 (plus de 200 000 chômeurs – 137 000 actuellement - pour un taux dépassant les 5%), les jeunes Suisses peinaient à trouver un emploi après leurs études ou leur apprentissage. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Croire que tout peut continuer comme avant en chamboulant les règles du jeu est extrêmement risqué. Les entreprises ont besoin de stabilité et de lisibilité à long terme. La priorité de nos autorités politiques doit être de les restaurer.

Auteur : Claudine Amstein, Directrice de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI)

Date de publication : 08/10/2015

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