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Genève esquisse le futur de sa politique économique

Le canton se dote d’une stratégie à moyen terme, une première. La démarche dresse un état des lieux et fixe un cap pour 2030, sans toutefois dégager de plan d’action concret…

Genève se dote d’un cadre destiné à guider ses actions en matière de politique économique, jusqu’en 2030. Présenté mardi par Pierre Maudet, ministre chargé de l’Economie, le recueil inédit de « perspectives et orientations stratégiques », fruit d’entretiens anonymes avec une cinquantaine de « sages », se subdivise en deux tomes. Le premier identifie sept axes majeurs (mise en valeur de l’entrepreneuriat, mobilisation des divers centres de compétences de pointe, promotion à l’étranger, exploration de nouveaux horizons, comme l’économie numérique, etc.). Le tout est décliné en une trentaine d’objectifs à atteindre à moyen terme (plan d’action pour l’innovation, soutien notamment aux fintechs et à la sécurité informatique, diversification des services destinés au négoce et encouragement du dialogue entre ce secteur et le public, etc.).

« Ce document, qui contient la vision du Conseil d’Etat, est accompagné d’une analyse de risques. Il s’adresse à un public plutôt initié, de décideurs et autres partenaires économiques. Il cible également les acteurs politiques à l’échelon fédéral et les cantons avec lesquels nous développons des synergies, les associations faîtières et les partenaires sociaux », énumère le conseiller d’Etat PLR.

Le second volume dresse un état des lieux – non exhaustif – et identifie les enjeux de quelques grands secteurs de l’économie genevoise, comme la finance, le commerce de détail et de gros, la chimie-pharma, l’horlogerie, l’hôtellerie, etc. « Sa diffusion est davantage orientée grand public », résume Alexandre Epalle, secrétaire général adjoint chargé de l’Economie.

Tout ceci, dans quel but ? La démarche répond aux incertitudes liées aux questions sur la fiscalité des entreprises, à l’accès au marché de l’emploi suite à la votation du 9 février ou encore au franc fort exprimées par le secteur privé ou ressenties par les Genevois. Mais aussi aux critiques soulevées quant à la pertinence et à la logique, par exemple, d’accueillir autant de multinationales (plus de 930, dont une poignée a organisé l’an passé des journées portes ouvertes sur une semaine, tout comme leurs homologues vaudoises ont prévu de le faire dès fin septembre prochain) sur le sol cantonal. Ce que Pierre Maudet attribue à un « défaut de communication », plus qu’à une absence de réflexion de son prédécesseur Pierre-François Unger.

« Notre vocation est dorénavant de veiller et d’anticiper certaines tendances, d’attirer l’attention, de susciter le débat, pour inciter à l’action les acteurs économiques, institutionnels et académiques qui auraient envie de s’impliquer », souligne Pierre Maudet. Et le magistrat de déplorer d’avance le désintérêt de certains acteurs financiers, a priori réticents à changer leur modèle d’affaires de manière concertée, mais qui pourtant pèsent ensemble 15% du PIB du canton et de son emploi. « Ce secteur est et restera un pilier de notre économie. A l’Etat de le « challenger » un peu », indique-t-il.

Exemple de défi qui attend les banques, d’après Pierre Maudet : la lutte contre la cybercriminalité. « La Suisse véhicule une image de sécurité, qu’il est dommageable de ternir, comme cela est arrivé dernièrement lors d’une attaque de pirates contre un grand établissement de la place », dit-il, avant de partager sa surprise quant au retard observé à Genève en matière d’économie numérique. Et, surtout, les révolutions commerciales générées par des acteurs comme Uber, dont l’arrivée dans le canton « interroge l’élasticité ou non des lois », relève-t-il.

Jamais auparavant Genève n’avait produit de réflexion économique, circonscrite dans un manuel, avec une approche systémique. A en croire l’actuel chef de l’économie cantonale, ses prédécesseurs se sont jusqu’ici contentés d’analyses et de concepts intuitifs. Toutefois, le nouveau dispositif du Conseil d’Etat genevois ne prévoit, en l’état, aucun plan d’action concret. « Nous en sommes au stade de la communication. Nous attendons ensuite une réaction aux pistes évoquées. Une feuille de route devrait être établie d’ici à octobre », précise Pierre Maudet.

Auteur : Le Temps

Date de publication : 26/08/2015

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