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Attractivité des investissements en France : le « grand écart »

Si la France demeure en 2014 la première destination européenne pour les sites industriels, elle ne parvient plus à rivaliser avec ses voisins européens pour attirer des sièges sociaux. En revanche, elle paraît très bien positionnée dans les industries du futur : numérique en tête. Tels sont les principaux enseignements du baromètre « EY Attractivité de la France 2015 » publié aujourd’hui…

Avec 608 projets, (soit +18% par rapport à 2013), la France est la troisième destination européenne des investissements étrangers en 2014 derrière le Royaume-Uni (887, +11%) et l’Allemagne (763, + 9%). La France attire davantage de projets industriels mais les créations d’emplois diminuent (-11%) alors que la tendance européenne est inverse (+12% en moyenne de création d’emploi). C’est le « grand écart » français selon le baromètre EY.

Extensions de sites peu créateurs d’emplois

La raison : « 80% des projets concernent des extensions de sites plutôt que des investissements, et sont donc moins créateurs d’emplois » explique Marc Lhermitte, l’auteur de l’étude. Selon lui, la France est prise dans un effet « ciseau » : les facteurs « positifs » (CICE, pacte de responsabilité) et plus récemment la loi Macron, n’ont pas encore estompé un contexte « irritant » de défaut de compétitivité (coûts trop élevés et droit français trop complexe).

« On sent que la France est dans une phase de réveil, mais c’est la vitesse de la reprise qui interroge les investisseurs étrangers ». L’image du site France progresse légèrement auprès des décideurs internationaux, sans toutefois retrouver le niveau d’avant-crise. « Les directeurs de filiales françaises sont les meilleurs ambassadeurs de l’attractivité du site France. Cependant, analyse M. Lhermitte, ils manquent d’arguments pour vendre la destination et attendent que la France leur donne ces arguments. Les entreprises déjà implantées en France sont plutôt satisfaites de leur choix alors que les non implantées ont une image d’une France complexe, coûteuse et ne faisant pas forcément partie des cibles prioritaires ». Selon M. Lhermitte, les autorités françaises doivent donc continuer à travailler le « produit France », dans la lignée des mesures de simplification engagées depuis trois ans. Un travail d’autant plus nécessaire qu’en matière d’attractivité des sièges sociaux, la France poursuit sa dégringolade. Avec seulement 11 projets en 2014 (23 en 2012) contre 57 pour le Royaume-Uni qui double en deux ans (29 projets en 2012) et 20 pour l’Allemagne (21 en 2012), la France décroche. Explication avancée : une fiscalité sur les personnes et la rémunération du capital qui est beaucoup moins attractive qu’outre-Manche. En outre, le « soft power » parisien serait jugé moins influent qu’à Londres…

La France numérique : l’attractivité de demain

Si la perception des handicaps de l’économie française n’a pas changé depuis la dernière étude (coût élevé du travail et de la fiscalité des entreprises, lourdeur et complexité de l’environnement administratif et juridique), les atouts de la France du futur se cristallisent aux yeux des investisseurs étrangers autour de trois items : la capacité d’innovation, l’attractivité des talents et le mix énergétique. « Ces trois atouts devraient permettre à la France de se repositionner à l’échelle mondiale ces prochaines années » résume M. Lhermitte. Car si la France a raté le virage des BRICS (qui préfèrent largement le Royaume-Uni ou l’Allemagne pour une première implantation européenne, ce qui est notamment le cas des groupes chinois), elle paraît bien armée dans les industries du futur : numérique en tête. « La simplification des 34 plans industriels, les travaux de rationalisation des pôles de compétitivité, le lancement de la “French Tech“…, tout cela va dans le bon sens ». Même s’il manque encore « le carburant financier » qui se structure et qui n’est pas encore au niveau de celui de Londres, la France est bien positionnée dans l’énergie ou encore la santé. « Le numérique est le secteur le plus attractif aux yeux des investisseurs étrangers pour les années à venir ». Quant à l’attractivité des territoires, M. Lhermitte croit davantage au potentiel des métropoles comme Lyon, Toulouse, Marseille, Grenoble, Lille ou encore Bordeaux qu’à celui des régions qu’il juge « encore faible ».

Auteur : Classe Export

Date de publication : 27/05/2015

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