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Actualités France Suisse

Le Seco divise par deux sa prévision de croissance en Suisse

La reprise en Europe permettra de soutenir l’activité en Suisse. Avec la BNS, le Seco apparaît parmi les prévisionnistes les plus optimistes…

L’effet du franc fort se fait sentir dans les statistiques. En février, les chiffres du commerce extérieur ont accusé un nouveau recul. Alors que le taux plancher entre le franc et l’euro a été abandonné le 15 janvier, les exportations suisses ont diminué de 3,9%, à 16,1 milliards, selon un communiqué de l’Administration fédérale des douanes (AFD) publié jeudi. Toutes les branches montrent un repli, à l’exception de la bijouterie et de la joaillerie.

Selon l’AFD, la plupart des secteurs ont dû revoir leurs prix à la baisse. A l’exception de l’Amérique du Nord, la baisse est généralisée dans toutes les régions du monde. Les ventes en direction de la Chine ont même plongé de 34%. Trois des quatre derniers mois ayant révélé une baisse, l’AFD parle désormais de « tendance négative ».

Importations en baisse

Le franc fort n’a par contre pas stimulé les importations. Elles ont également baissé de 5,3%, à 13,7 milliards. La baisse des prix n’explique qu’une partie de cette diminution. Sans cet effet, la baisse est de 2,1%.

Dans ce contexte, la révision en baisse hier des prévisions du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) n’a pas surpris. Le groupe d’experts de la Confédération s’attend à une croissance de 0,9% pour 2015, alors qu’il tablait encore sur 2,1% en décembre dernier. En 2014, la croissance avait été de 2%.

De son côté, la BNS a dit jeudi s’attendre à une croissance de près de 1% cette année. « Ce n’est pas la catastrophe qui avait pu être imaginée lors de l’abandon du taux plancher, surtout parce que la situation en Europe s’améliore, en particulier en Allemagne. Mais la prévision du Seco correspond tout de même à une croissance plus que divisée par deux par rapport à ses précédents calculs », souligne Gero Jung, chef économiste chez Mirabaud Asset Management.

Si la situation n’est pas si noire, c’est grâce au rebond de l’Europe, mais aussi grâce à la bonne santé de l’économie américaine, a expliqué le Seco. Ainsi, « l’effet de ce ralentissement sur le taux de chômage ne devrait être que marginal et passager ». Cela n’empêchera pas certaines branches de risquer de connaître des « difficultés majeures », ont néanmoins prévenu les experts de la Confédération, qui tablent sur 3,3% de chômage cette année, contre 3% prévus en décembre, et 3,4% en 2016 (2,8% prévus en décembre). D’autant que, comme le souligne Gero Jung, les trois quarts des entreprises n’étaient pas protégées contre les fluctuations des taux de change avant le 15 janvier. Elles ont donc pris le bond du franc de plein fouet.

La BNS et la Confédération apparaissent ainsi comme les plus optimistes face à une économie suisse en butte à la force du franc. L’institut KOF évalue la progression du PIB cette année à 0,5%. Egalement sceptiques face à ces prévisions, les économistes de J. Safra Sarasin, qui tablent sur une croissance de 0,7%, s’attendent à ce que l’économie glisse dans une récession au cours des deux premiers trimestres. Pourtant, ils estiment que l’économie suisse est suffisamment flexible pour s’adapter au choc du taux de change.

Auteur : Le Temps

Date de publication : 20/03/2015

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