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La Suisse toujours au sommet de la compétitivité mondiale ; la France cesse de reculer

Toujours très attendu dans les cénacles politiques et économiques, le rapport sur la compétitivité globale 2014-2015 du World Economic Forum vient de paraître. Pour la sixième année consécutive, la Suisse se maintient en tête du classement…

 

… qui compte 144 pays, grâce à sa première place dans 8 critères sur les 12 que compte l’étude. La France est parvenue à maintenir son 23e rang dans le classement mondial de la compétitivité alors qu'elle avait auparavant reculé pendant 4 années consécutives.

 

Le rapport sur la compétitivité globale 2014-2015 du World Economic Forum paraît alors que  plusieurs pays émergents connaissent un sérieux ralentissement et que les pays avancés peinent à sortir de la crise, surtout en Europe. "A cela s’ajoute un contexte géopolitique très instable", précise Thierry Geiger, Directeur associé et économiste du World Economic Forum.

Pour la sixième année consécutive, la Suisse se maintient en tête du classement (qui compte 144 pays) grâce à sa première place dans 8 critères sur les 12 que compte l’étude. Qu’il s’agisse de sa capacité d'innovation, de son système éducatif et de ses instituts de recherche privés ou publics considérés comme étant parmi les plus performants et transparents au monde, de ses infrastructures ou de l’efficacité de son marché du travail. L’économie helvétique se place ainsi devant Singapour et les Etats-Unis, dont le gain de trois places s’explique surtout par le rebond de croissance.

 

"La plupart des pays qui se placent dans le top 10 ont pour caractéristique commune leur excellence dans la formation et l’innovation, ainsi que leur capacité à attirer les talents", observe Thierry Geiger. La Finlande rétrograde à la quatrième position devant l’Allemagne qui gagne un rang, le Japon progresse de trois places devant Hong Kong, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne qui se situe en neuvième position devant la Suède.

De son côté, la France arrête sa dégringolade entamée depuis 2011 pour s’installer en 23e position derrière l’Australie. Mais selon le rapport, pour rebondir, il lui faut mettre en place les réformes annoncées comme le plan de compétitivité, assainir ses finances publiques et réformer son marché du travail. A l’image des pays du nord de l’Europe comme le Danemark (13e) qui a déjà accompli ces efforts.  

 

En Europe du sud, plusieurs pays qui ont été touchés par la crise comme l’Espagne (35e) et le  Portugal (36e) ont commencé à bénéficier de leur politique d’ajustement budgétaire. Tout comme l’Irlande qui remonte à la 25e place du classement. Parmi les pays de l’Est, la République Tchèque passe de la 46e à la 37e position, mais la corruption reste un sujet majeur dans ce pays, tandis que l’Ukraine progresse de la 84e à la 76e place (mais le rapport ne prend pas en compte les derniers évènements). Alors que la Russie monte de la 64e à la 53e position, grâce notamment à "l’amélioration de l’efficacité de son marché des biens de consommation", expliquent les auteurs du rapport.        

"Mais nous déplorons que les progrès soient encore insuffisants dans un certain nombre de pays  quant à la mise en place de réformes structurelles - élément indispensable à la croissance économique de long terme", poursuit Thierry Geiger. Plusieurs grandes économies émergentes comme l’Arabie Saoudite (24e), la Turquie (45e) le Brésil (57e) le Mexique (61e), le Nigéria (127e), l’Inde (71e) éprouvent ainsi de "grandes difficultés à améliorer leur productivité" souligne le rapport. A l’exception de la Chine, 28e, qui poursuit ses efforts, "nous estimons que le ralentissement des BRICS s’explique en majeure partie par cette difficulté à réformer en profondeur", ajoute l’économiste.

En Asie, le paysage est assez contrasté avec une "dynamique de compétitivité" remarquable dans les pays du Sud-Est asiatique comme la Malaisie (20e), la Thaïlande (31e), l’Indonésie (34e), les Philippines (54e) et le Vietnam (68e). Au Moyen-Orient, les Emirats Arabes Unis (12e) passent devant le Qatar (16e). Leurs belles performances contrastent avec celles d’Afrique du Nord, où seul le Maroc (72e)  affiche des progrès. Trois pays subsahariens se hissent dans la première moitié du classement : Maurice (36e),  l’Afrique du sud (56e) et plus surprenant le Rwanda (62e).  En Amérique du sud, le Chili est 33e, très loin devant sa voisine et rivale l’Argentine (104e). Et c’est la Guinée (144e) qui ferme la marche. 

Auteur : Jean-Pierre De La Rocque / Challenges

Date de publication : 03/09/2014

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